Des partisans du pouvoir ont franchi le cordon de sécurité formé par l'armée
Après une brève accalmie due à l'intervention d'une soixantaine de soldats, des partisans du président égyptien Hosni Moubarak ont franchi, jeudi peu avant midi, le cordon formé par l'armée pour séparer opposants et partisans du régime, près de la place Tahrir, dans le centre du Caire. Les deux camps se sont jeté des pierres puis la bataille s'est ensuite déplacée vers une ruelle voisine où les partisans du régime ont jeté des cocktail molotov alors que des coups de feu étaient entendus. Quelque 150 jeunes hommes ramassaient des pierres sur un terrain vague de la rue Mohammed Hagag pour les amener sur les lieux des affrontements, alors que les blessés étaient transportés vers les hôpitaux de campagne.
Plus tôt dans la matinée, les soldats égyptiens s'étaient interposés, place Tahrir, entre pro et anti-Moubarak, mettant en place une "zone tampon" destinée à prévenir de nouveaux affrontements. Aucune intervention de l'armée n'avait été signalée jusqu'ici. Une délégation de militaires dirigée par le général Hassan al-Rouwainy a également inspecté la place et s'est entretenue avec les chefs des manifestants anti-Moubarak. Elle a été aussitôt entourée par des manifestants qui scandaient "Le peuple et l'armée main dans la main" et "Nous ne bougerons pas". Après une quinzaine de minutes, la délégation a rejoint les positions de l'armée près du Musée égyptien, en bordure de la place.
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