Costa Rica - Grèce

Le jeu grec, en vérité, est parfois indéfinissable. On les croit hermétiques, puis ils prennent trois buts par la Colombie. Et quand on les pense incapables de marquer, ils trouvent les filets deux fois dans le même match face à la Côte d’Ivoire, tout en se procurant de nombreuses occasions. Depuis 2004, on a tendance à coller facilement une étiquette de formation ennuyeuse à la Grèce, à raison souvent. Fernando Santos n’a pas révolutionné la sélection hellène, qui s’est à nouveau qualifiée pour une compétition internationale grâce à sa solidité défensive.
Le Costa Rica, grande inconnue avant le tournoi, s’est montré plus convaincant dans le jeu, et plus flexible. Supérieur à l’Uruguay avec le ballon, et étanche sans contre l’Italie. Jorge Luis Pinto, le sélectionneur, compte sur quelques joueurs de talent - Bryan Ruiz, Campbell, le surprenant Bolanos - et une solidarité collective pour déjouer les pronostics. Le vainqueur de cette rencontre n’était de toute façon pas attendu en huitièmes de finales.
En quarts de finales, le Costa Rica ou la Grèce affronteront soit les Pays-Bas soit le Mexique. On aimerait bien assister à une partie de tableau très portée sur les systèmes à trois défenseurs centraux, entre les Néerlandais, les Aztèques et les hommes de Jorge Luis Pinto. Mais la Grèce est réputée pour sa propension à jouer les rabat-joie. En 2004, elle avait battu la plus belle équipe de République Tchèque depuis des lustres. En 2012, elle avait éliminé une Russie prometteuse. La Grèce peut-elle être une nouvelle fois le moche qui vainc le beau ? Ou perdera-t-elle en étant belle ?

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